La Fine Fleur

08.04 – 12.04

À l’occasion d’Art Paris, Grand Tour invite Private Choice du mercredi 8 avril au dimanche 12 avril. Grand Tour est situé 123, rue de Turenne, Paris 3 et est ouvert du mercredi au dimanche de 11 à 19h.

Anja Milenkovic, Conversation avec Odilon, sélection Private Choice

Annegma
Cédric Breisacher
Stéphane Calais
Das studio
Marius Ghita
Juan Fernando Hidalgo
Katia Jacquet
Lætitia Jacqueton
Aurélia Jaubert
Adrien Menu
Anja Milenkovic
Yosra Mojtahedi
Shania Najafi
Dayane Obadia
Jean-Michel Othoniel
Atelier Pelletier
Laurent Pernot
Iseult Perrault
Dominique Reol
Caroline Rennequin
Rousse ceramics
Russo Betak

Pensée par Nadia Candet et son équipe, cette nouvelle exposition, intitulée La Fine Fleur, réunit une vingtaine d’artistes et de designers de générations et de nationalités différentes sur la thématique des fleurs, tour à tour symbole, matière et récit. « Sous vos pas fleurissent désirs et inspirations »
Dès l’entrée, le visiteur traverse un espace végétalisé conçu par le paysagiste Sébastien Habert et fleuri par Thierry Féret. À ces tiges printanières répond leur alter ego minéral : la marqueterie de marbres de Laurent Pernot. L’artiste aux mille facettes, connu pour ses installations où dialoguent paysage et langage, présente également ses bouquets enneigés, vanités délicates où le temps se fige. Ces natures mortes prennent place auprès d’une installation organique de l’artiste iranienne Yosra Mojtahedi et une série de toiles ovales de Stéphane Calais, comme autant de variations sur le vivant.

Stéphane Calais, Le matin du 12, Selection Private Choice

En montant les marches, l’exposition se poursuit dans un appartement dont le Grand Salon est investi par Iseult Perrault. Elle y déploie un univers végétal et onirique à travers une série de toiles en tondo et un ensemble de tables basses qu’elle a décorées. À la dynamique circulaire des peintures répond la stabilité du mobilier : une mise en espace où le regard passe de la rêverie à l’usage.

Iseult Perrault, Watch out, Selection Private Choice – Photo ©AdrienThibault

Le salon suivant met à l’honneur une tapisserie monumentale d’Aurélia Jaubert réalisée spécialement pour cette 18e édition de Private Choice. Issue de l’assemblage de broderies chinées, cette œuvre fait cohabiter des répertoires floraux multiples — motifs, styles, temporalités — dans un foisonnement minutieux. En vis-à-vis, vous découvrez les variations botaniques de Caroline Rennequin, peintes à la gouache sur papier indien.

Aurélia Jaubert, Fleurissement, Sélection Private Choice

Fidèle à son attachement au design, Private Choice présente une sélection de pièce d’exception. Les céramiques de l’Atelier Pelletier sont mises à l’honneur à travers deux formes emblématiques de son répertoire : les Totems et les Soleils. Les célèbres lampes Perles de Jean-Michel Othoniel, ainsi que les lampes de Rousse Ceramics, prennent place sur des consoles signées Dominique Réol, composant des îlots lumineux au cœur du parcours.

Au sein de cette constellation, Private Choice met en avant deux designers engagés dans l’emploi de bio-matières. Au centre d’un salon, un fauteuil à bascule du designer équatorien Juan Fernando Hidalgo, réalisé en totora — un roseau cultivé en Amérique du Sud — introduit une présence végétale à la fois tactile et architecturale. Le designer sculpteur Cédric Breisacher compose quant à lui un mobilier à partir de bois massif et d’aggloméra, matériau de son invention confectionné à partir de copeaux de bois de remploi. Formes et matériaux se recomposent entre ses mains en une symbiose végétale. Ses deux nouveaux lampadaires à corolle, véritables efflorescences lumineuses, ponctuent l’espace comme des fleurs nocturnes.

Cédric Breisacher, Lampadaire Not wasted, Sélection Private Choice

Dernière étape : un Cabinet de curiosités, pensé comme un studiolo. Trois peintres y dessinent des climats intérieurs. Marius Ghita offre aux regards un fragment de nature, entre souvenir et fiction. À ses côtés, Anja Milenkovic et Dayane Obadia, diplômées des Beaux-Arts de Paris respectivement en 2024 et 2025, présentent des univers singuliers : paysages mentaux et présences hantées l’absence pour l’une, assemblages iconographiques personnels pour l’autre. L’œuvre La Mort du Printemps a été remarquée lors de la dernière édition du Salon de Montrouge.